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Day 50 : col de Pinchot - Km 1310

  • vincentsouverain51
  • 25 juin 2022
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 10 janv. 2023

9 juin 2022 : 21 mi / 34 km - D+ 1450m / D- 1350m - Total : 866 miles / 1393 km




Aujourd’hui dans les Sierras, la thématique c’était cascades, lacs et traversées de rivières.

Autant dans le Sud, on aurait vendu père et mère pour un peu d’eau, autant dans les Sierras, on oublierait presque de remplir la gourde tellement l’eau ne manque pas .



C’était la journée des traversées de rivière comme je l’ai souvent vu dans les vidéos du PCT, une bonne vingtaine au moins.

C’est une des caractéristiques des sierras et qui rend sa traversée parfois difficile. Il n’y a pas de pont comme on aurait dans les Alpes. Il faut vraiment que ce soit très large pour qu’il y en ait un.

Sinon, il n’y a pas d’autre choix que de se débrouiller et d’y aller avec sa technique. C’est pour cette raison notamment que des groupes se forment dans les sierras.

Bon, moi aujourd’hui j’ai tout passé tout seul comme un grand mais j’avoue qu’à certains moments je faisais moyen le malin.

Nous sommes encore en pleine fonte des neiges et le débit de certaines rivières est parfois tres impressionnant.

La première règle quand on traverse une rivière c’est de détacher les boucles de son sac. Ça rend la manipulation encore un peu plus périlleuse car le sac détaché donne moins d’équilibre, mais si jamais vous tombez dans l’eau avec le sac attaché et le débit, c’est la noyade assurée.

Généralement, les pierres vous montrent le chemin et au début, c’est marrant car vous cherchez à éviter la moindre goutte d’eau sur vos pompes et visez unique les pierres saillantes hors de L’eau.

Au bout de 10 rivières, du moment que les pierres restent stables et peu profondes, vous ne réfléchissez plus et vous traversez !

Je me lance toujours sur la première pierre et ensuite, en m’assurant surtout bien avec les bâtons, je file de pierres en pierres et ça passe.

J’évite au maximum les troncs couchés qui servent de traversée. Je préfère avoir les pieds mouillés que de chuter d’un tronc. La blessure est potentiellement plus grave et le risque d’être emporté plus grand.

Le souci premier est le débit. Je préfère souvent remonter le lit d’une rivière et trouver un plat et traverser, quitte à avoir les pieds mouillés encore une fois, que de passer sur des pierres qui dépassent légèrement de l’eau mais avec un gros débit. La moindre glissade et ça part.

La montée vers le Pinchot pass est longue de 13 kms avec un dénivelé de plus de 1000m.

Avant de monter, je prends ma pause au marqueur des 800 miles.


Depuis Bishop et la prise de conscience de ma perte de poids, je mange plus aux pauses du matin.

Sur le trail, on parle de 2eme ou 3eme petit déjeuner quand on s’arrête le matin. C’est mon 3eme petit déjeuner.

Cette fois pour amener un peu de gras dans mon corps, j’ai acheté des snickers, du nutella et des m&ms ! J’y vais allègrement. Je trempe des barres céréales dans le nutella ! Aucun scrupule !

Je mange aussi un cookie riche en protéines et en calories en plus des céréales que je prenais déjà.

Ça paye car dans la montée, je ressens moins de fatigue que j’avais senti ces 4,5 derniers jours avant Bishop. Je n’irai pas jusque dire que j’ai retrouvé mes jambes mais je m’arrête un peu moins, et je n’ai pas la fatigue ou le manque d’énergie qui vous fait arrêter net.

Je refais une pause lunch cette fois-ci à mi chemin. Je fais la connaissance de « full moon ».

Sinon comme hier je croise des têtes que j’avais vu il y’a longtemps comme ce couple avec leur chien Ellie. Ellie n’est pas là. Ils ont préféré ne pas faire les sierras avec elle. Plutôt logique !

A 3 km du sommet, près d’un petit lac, je retombe sur le couple qui me conseille d’aller me baigner. Je ne fais pas la fine bouche et j’y vais. Nous sommes à 3200 m et il fait quand même presque 33 degrés.



J’atteins le col de Pinchot à 16h. J’ai mis beaucoup plus de temps que j’avais prévu mais je suis heureux de retrouver Pirate et Mad Ermit qui m’ont attendu.



Après avoir passé le superbe lac de Marjorie, j’aperçois un loup ou un coyote qui remonte le long de rochers. Trop rapide pour le prendre en photo, mais vue la morphologie, je pense que c’était un loup. En tout cas, j’aime à le penser.


La recherche d’un campement est un peu difficile ce soir à moins d’accepter de se faire attaquer par les moustiques. Une simple pause pipi est impossible. C’est un véritable essaim de moustiques qui se ruent et vous aspirent le sang sans attendre.

Je me hâte et remonte 4 miles pour échapper à cette attaque organisée et trouver mon campement.


Au passage, je traverse là rivière la plus abondante de la journée.


 
 
 

1 commentaire


Isa Pct
Isa Pct
27 juin 2022

Ha, ha, pour les moustiques ce n'est qu'un "entrainement" pour l'Oregon 😁...

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